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 Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé

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Présentation : Astraé n'a pas beaucoup d'amis, étant rapidement assimilée aux idées du parti que dirige son père elle est vite jugée et méprisée pour oser défendre les Aberrations ▬ Elle en veut quelque part aux Aberration pour la persécution à laquelle elle était sujette petite et qui persiste aujourd'hui ▬ Astraé est très curieuse face à la culture de l'ancien temps ▬ Bien que ça lui soit interdit en tant que citoyenne, elle aime les arts. Ils lui permettent de ressentir des émotions sans avoir à utiliser de mots ▬ Elle vit difficilement la mort de la vice-présidente du parti progressiste, sa mère présumée, ce qui altère sa façon d'être ▬ Astraé porte une importance grandissante à se poser les bonnes questions pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et savoir pour quelle cause elle veut se battre
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MessageSujet: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Sam 8 Sep 2018 - 19:37

Carried away by the crowd


Petit à petit, je prenais mes marques dans le parti. Si ma présence donnait plutôt l'impression d'un pot de fleur, d'une faveur accordée par le président qui acceptait d'exposer sa fille, j'en apprenais bien plus que cloîtrée sur les bancs d'apprentissage à ingurgiter des savoirs qui n'avaient rien à voir avec la réalité de ce monde. Une petite esplanade sur laquelle Hérald, un conseiller du parti, deux autres membres et moi en retrait. Nous étions entourés d'une petite foule attentive aux paroles du conseiller. La protection n'était pas très élevée, mais cette allocution allait être assez brève pour limiter la logistique qui l'entourait.

Nous nous trouvions sur une placette en face d'un atelier de production où plusieurs Aberrations avaient été employées suite à une opération de mon père pour asseoir la légitimité des Aberrations à se mêler aux fonctions données aux humains. S'ils y effectuent des tâches basses et n'y sont peut-être pas réellement intégrés autrement que lors des visites d'Aldébaran, ça restait un début qui méritait d'être souligné comme une réussite. En effet, des retours que le parti avait, ça se passait bien et les employés ne se sentaient pas menacés par les Aberrations. Ces dernières n'étaient peut-être pas honnêtes dans leurs retours, craignant les répercussions que leur parole pourrait avoir, mais ils assuraient être bien dans cet environnement.

Un projet qui portait ses fruits et qui marquait une possible avancée vers une intégration plus forte des Aberrations. Si j'émettais bien des réserves, je restais contente du résultat de l'expérience. Mais alors qu'Hérald était sur le point de finir son discours, une agitation se profila. Les protecteurs allèrent former un cercle autour de nous alors que nous commencions à descendre pour nous regrouper et être évacués. Un projectile atteignit notre position précédente et explosa dans une flamme qui manqua d'en brûler quelques uns. La foule se dissipait et s'éparpillait. « Kane ! » Criai-je pour qu'il me voit. Il se tourne mais ne m'aperçoit guère. La foule m'aura entraînée loin du de mon groupe. La peur me saisit et je devais lutter pour ne pas la laisser me submerger. On me bouscule et je manque de tomber. Me redressant, j'essaye alors de m'éloigner comme le font les autres. Des coups retentissent. J'ignorais ce qui se passait sur le parvis de l'atelier, je n'avais qu'une chose en tête : m'échapper.

Après quelques minutes, je me retrouve haletante dans le dédale que représente ce quartier. Les grands bâtiments formes de véritables remparts et je ne sais retrouver mon chemin. Une goutte perle sur mon front. Je viens l'essuyer mais constate que ce n'est pas de la transpiration malgré la moiteur de ma peau. Un coup m'avait causé une légère plaie au-dessus de mon arcade gauche. Tant pis pour la blancheur de ma tunique : je tirai un peu sur ma manche et tentai d'éponger un peu le sang en maintenant le tissu sur ma tête. Marchant encore quelques pas, je vois une personne de laquelle je m'approche. Un instant de réflexion. J'hésite... m'appuyant contre le mur, éreintée par la fuite et reconnaissant être quelque peu sonnée par ce coup qui m'avait blessée, je fermai les yeux un moment.

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Sam 8 Sep 2018 - 23:30

Avec le reste du groupe, la jeune femme avait fait de nombreux entraînements comprenant des répétitions de manœuvres de combat tant au corps-à-corps qu'à l'arme à feu avec des balles à blanc. Le monde extérieur faisait peur aux humains, il fascinait tout le monde et certain comme Ekat' en rêvait comme d'un moyen de vivre une belle aventure ou tout simplement une meilleure vie. Bref, les jours étaient rythmés par des entraînements particulièrement durs afin de forger l'endurance de l'unité et surtout de la préparer au mieux à l'inimaginable, à ce qui se trouvait éventuellement dehors. Comme à chaque fois, à la fin des entraînements les humains avaient obtenu le droit de se reposer, de se délasser tandis que les deux aberrations de ce commando devait encore assurer le rangement du matériel, le nettoyage ainsi que les courses et autres corvées déplaisantes que l'humanité avait reléguées à ses esclaves.

Yekaterina quitta la base militaire afin de se rendre dans le quartier industriel afin de passer quelques commandes au nom de son chef d'unité. Dans sa poche, elle avait le document officiel avec signature et tout le tralala pour authentification. Même si c'était la tâche dévolue aux aberration, la suspicion pouvait rendre la réalisation de cette mission compliqué, car le matériel se trouvait être assez sensible et certainement pas le genre de chose qu'un humain lambda pouvait vouloir chez lui. De sa démarche nonchalante, la jeune aberration se dirigea tranquillement vers son objectif. En chemin, elle flâna un peu devant quelques vitrines où l'on pouvait voir des humains présenter leur travail et les objets finis découlant de leur activité. Par moment, la jeune femme ne pouvait s'empêcher d'apprécier avec une certaine admiration la virtuosité de certains travailleurs ainsi que la qualité du produit finit. Finalement, après un bon quart d'heure, Ekat' arriva à destination. Le chef d'atelier commençait à la connaître, car c'était souvent elle qui venait faire les emplettes de l'unité. La jeune femme présenta son document avec la "liste de course" de son supérieur. L'homme prit le document, le lu attentivement et quitta la pièce sans un mot. Comme d'habitude, il allait préparer les affaires en donnant le plus léger à Yekaterina et faisant livrer le plus lourd à la base.

L'aberration quitta l'atelier avec un petit sac contenant des outils de précision pour l'entretient des armes ainsi que des produits nettoyants. Au loin, elle pouvait percevoir des bruits d'une foule paniquée, mais la jeune femme n'y prêta guère attention. Dans tous les cas, cela ne la concernait absolument pas. Il était temps de renter à la base avant que le chef ne commence à s'impatienter. Marchant tranquillement, la jeune femme capta un mouvement du coin de l’œil. D'instinct, Ekat' tourna la tête légèrement tout en se tenant prête à réagir en cas de dangers. Son regard se posa sur une jeune humaine vêtue d'un vêtement blanc. Cette jeune personne se tenait appuyée contre un mur, comme si elle était épuisée. D'ailleurs se sentiment était renforcé par le rythme de sa respiration quelque peu saccadé. Yekaterina reconnaissait parfaitement cette tenue, celle de l'élite de la hiérarchie humaine. Que faisait cette personne là ? Sans protecteur de surcroît ? Encore un coup d’œil sur les environs, une vague hésitation à se mêler de ce qui ne la regarde pas et finalement la jeune aberration changea de trajet pour se rapprocher de cette brebis égarée. Bien vite, l'odeur métallique du sang vient lui chatouiller les narines. Avec un peu plus d'attention, on pouvait remarquer du sang sur la manche de cette dernière. Fouillant dans ses affaires, Ekat' sortit sa gourde et la tendit à la jeune femme qui ne tenait debout que grâce au mur.

- Yekaterina: Si ça ne te dégoûte pas trop de t'en servir ?

Le ton de la voix de l'aberration n'était pas agressif, ni même plein de reproche. Il était relativement neutre avec une pointe de "je m'en foutisme" un peu comme si la situation lui était complètement étrangère..


Dernière édition par Yekaterina le Dim 9 Sep 2018 - 8:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Dim 9 Sep 2018 - 3:51

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Mon souffle ne voulait pas se reprendre. J'avais peur de ce qui avait pu arriver à d'innocentes âmes ou encore les membres du parti qui étaient présents. Regarder autour de moi me donnait l'impression de n'avoir été que spectatrice. J'aurais aimé faire quelque chose pour aider ces gens, mais au lieu de ça, emportée par la foule j'avais fui. Lâchement et bêtement. Séparée de Kane que je m'étais surprise à bénir d'être présent sur l'instant, je me retrouvais seule à devoir faire face.

Le danger paraissait être derrière moi. Dans ces rues, les bruits ne semblaient pas avoir perturbé la plèbe. Comme si un voile opaque les empêchaient de venir s'intéresser à ce qui s'était passé non loin de leur position. Il fallait que je contacte mon père, les autorités, que je n'ai pas l'impression d'avoir simplement pris la poudre d'escampette...

La personne au loin s'approchait. À sa tenue je comprenais qu'il s'agissait d'une Aberration. Seule. Dans cette rue. Où nous étions alors que toutes les deux... Plissant les yeux comme espérant pouvoir lire à travers elle et connaître ses intentions, je restais méfiante.

Lorsqu'elle arriva vers moi, la jeune fille proposa une gourde sans amitié ni animosité. Un ton neutre et pragmatique. Je me fichais d'où pouvait venir cette eau, après l'effort que j'avais fait, il ne m'était pas donné de faire des manières. Je la saisis. « Merci », lançai-je en buvant de longues lampées du breuvage avant de la lui tendre à nouveau. « Étais-tu parmi la foule ? » Lui demandai-je avec un regard interrogateur.

L'Aberration avait l'air en bon état, sereine et détachée. Ça n'avait rien de vraiment suspect étant donné que ça n'avait rien de surprenant qu'un être de son espèce n'ait que faire des affaires humaines. Les Aberrations qui se moquaient de nos actions pour elles étaient bien plus nombreuses que ce que pouvait imaginer mon père... Mais c'était un homme de conviction qui saurait prendre les armes même si c'était pour une seule Aberration, ou une seule personne dans le besoin. Un homme sur qui je voulais prendre exemple mais dont je ne partageais pas entièrement les idées...

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Dim 9 Sep 2018 - 8:52

La jeune femme blonde prit la gourde pour se désaltérer goulûment. Pendant qu'elle se rafraîchissait à l'aide de longues gorgées, l'aberration put mieux observer cette citoyenne modèle, cette "toge blanche" comme elle les appelait. Ekat' avait noté que malgré sa méfiance, la jolie blonde n'avait pas fait de chichi en prenant la gourde. Elle put aussi remarquer l'entaille au-dessus de l'arcade sourcilière. A la voir comme cela, cette personne faisait presque peine à voir, perdue dans un univers qu'elle ne devait pas fréquenter tous les jours. Cela fit légèrement sourire l'aberration et pensa qu'elle serait probablement perdue si on devait la lâcher dans un des quartiers réservés exclusivement aux humains. Cependant, malgré l'aspect peu ordinaire de la situation, l'humaine ne semblait pas avoir perdu sa politesse et cela était même assez surprenant de la voir remercier l'aberration pour ce que beaucoup aurait considéré comme normal. Étrange ! Après quelques gorgées salvatrices, la femme vêtue de blanc rendit la gourde à Ekat' qui la rangea aussitôt dans son sac-à-dos. La suspicion de la jeune blonde refit rapidement surface. La question de cette dernière provoqua une certaine incrédulité chez Yekaterina qui jeta un coup d’œil en direction de l'atelier où elle se trouvait quelques minutes plutôt.

- Yekaterina: La foule ? Elle marqua une légère pause avant de reprendre. A part le chef d'atelier et moi, il n'y avait personne à ma connaissance. Certainement qu'il y avait des ouvriers dans les hangars, mais je n'ai vu personne.

L'aberration posa son regard neutre sur la blondinette. Son attitude n'avait pas changé d'un iota malgré son incrédulité face à la situation et à la question de son interlocutrice. Ce "je m'en foutisme" qui la caractérisait tant était son armure afin de se protéger de ce monde pourrit où elle avait grandit et où elle devait vivre. La seul marque de son intérêt pour la situation fut une légère inclinaison de la tête sur la gauche, un peu comme si elle étudiait son interlocutrice, la situation comme un scientifique devant une expérience nouvelle. Au loin, on pouvait vaguement entendre quelques rumeurs d'agitation, un peu comme si on réprimait une manifestation et que tout le monde cherchait à fuir les affrontements. La blondinette devait venir de là-bas, ce ne devait pas être si loin, mais les bruits étouffés montraient la bonne "insonorisation" du quartier industriel. Après tout, il fallait pouvoir produire moult denrées pour la population sans trop la déranger avec du vacarme intempestif ou bien des odeurs incommodantes. En regardant vaguement dans le directions du raffut étouffé, l'aberration haussa légèrement son sourcil gauche. Puis reprota son attention sur la jeune femme blonde.

- Yekaterina: Non, je n'étais pas là-bas.

Le ton était plutôt las et la phrase fut ponctuée par un haussement d'épaule comme pour signifier que cela n'avait aucune forme d'importance.
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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Dim 9 Sep 2018 - 12:30

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C'est impressionnant comme le monde paraît morcelé. La panique avait envahi une placette pourtant positive alors que trois rues après, et même partout ailleurs, rien ne semblait avoir été perçu. Tout comme chaque circonstance de ma vie et de mon environnement n'avait pas ciller d'un poil alors que ma mère se faisait tuer. Ikaros était grand. Le monde était grand. Si deux rues d'un même quartier pouvaient être aussi différentes dans leur atmosphère, qu'en était-il des lieux se trouvant au-delà des parois du dôme ?

Il n'était pas judicieux d'y penser. Non pas parce que j'étais une citoyenne modèle et que c'était là des pensées allant contre la bonne conduite, mais parce qu'avant de s'intéresser à ce qu'il y a dehors, il fallait réparer ce qui était présent chez nous. Ces attaques, ces dissensions. Avant de voir plus loin, il fallait consolider nos bases. Et à mon sens, c'était en étudiant le passé que l'on parvenait à retirer des enseignements pour améliorer le présent. Courant de pensée qui n'était guère apprécié dans mon entourage et le milieu dans lequel j'évoluais.

L'Aberration déclara ce qu'elle avait vu : sa présence, celle du chef d'atelier, sans doute les travailleurs des différents bâtiments alentours. Je secouai légèrement la tête. Tête qui me faisait mal comme si on m'avait asséné un violent coup dont le choc rebondissait de part et d'autre de ma boîte crânienne. « Il y a eu une attaque... il faut prévenir les autorités », balbutiai-je en baissant mon regard vers le sol. Posant ma main sur ma tête, je me sentais vaciller. Tel un contre-coup de l'agitation et du choc. Je n'entendais pas les échos de la foule dispersée. Je n'entendais que des échos, ne voyais que des tâches grisâtres devant mes yeux. Mon souffle s'était calmé mais restait profond et ralentissait à vue d'œil.

Un œil que je finis par tourner à me sentir choir au sol malgré l'appui que me prodiguait le mur qui m'avait jusqu'à lors, soutenue. « Je... tombe... » parvins à marmonner en me sentant basculer. Mon ton était surpris et mes mains se tendirent vers l'Aberration pour tenter de se retenir à quelque chose avant que mes yeux ne se ferment complètement et que mon cerveau ne se déconnecte.

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Dim 9 Sep 2018 - 13:11

La jeune blonde était devenu blême. Ekat' avait déjà vu cela dans l'arène après qu'une aberration ait reçu un coup particulièrement violent. Ce changement de teint était le prélude à une chute de tension, voir d'une perte de connaissance. L'interlocutrice trouva la force d'articuler qu'il y avait eu un attentat ou quelque chose dans le genre et qu'il fallait prévenir les autorités. L'aberration se contenta d'incliner un peu plus sa tête sur la gauche comme ^pour mieux entrevoir toutes les possibilités qui s'offraient à elle, étudier ses solutions. Ce n'était pas son genre de s'immiscer dans les affaires qui ne la concernaient pas directement. A peine le temps de commencer à réfléchir sur la réponse à apporter que la jeune femme blonde bascula en avant en tendant ses mains vers Yekaterina comme pour tenter de se raccrocher à quelque chose, à quelqu'un, comme pour demander de l'aide qui ne vint pas. La jeune exploratrice se contenta de regarder choir la "toge blanche" sans esquisser le moindre geste pour la rattraper ou amortir sa chute.

Ekat' observa quelques secondes la jeune femme blonde. Sa cage thoracique se soulevait doucement et à un rythme régulier. La conclusion était qu'elle avait juste perdu connaissance à cause de ce qu'elle avait vécu lors de cette attaque qui semblait tellement la préoccuper avant de chuter lourdement au sol. L'aberration retira son sac-à-dos et le posa par terre contre un mur. Puis, elle retourna près de la "toge blanche" pour vérifier que tout allait bien et de tenter de la porter jusqu'à ce mur afin de l'y asseoir. Là, elle prit un bout de tissu imbibé d'eau dans le but de débarbouiller la jeune femme évanouie et de laver sa plaie au-dessus de l'arcade sourcilière. Sa respiration était normale, elle n'était pas en danger pour le moment. Cependant, l'attention de la jeune aberration fut attiré par des cris se faisant plus persistant, comme s'ils se rapprochaient. Finalement, un groupe de personnes déboula à une dizaine de mètres de là. Tournant légèrement la tête, Ekat' remarqua que c'était trois aberrations comme elle qui se tenait à une dizaine de mètres. Ils semblaient essoufflés par une longue course. Cependant, l'un d'eux trouva la force d'articuler.

- Aberration 1: Donne la nous sœur !

Le ton péremptoire employé pour lui donner cet ordre ne lui plu guère. Après une observation plus minutieuse des trois inopportuns, Yekaterina arriva à la conclusion qu'ils n'étaient pas classé S comme elle. Effectivement, ils portaient sur leur vêtements noirs symboles de leur condition, des brassards orange pour deux d'entre eux. Celui qui semblait être le chef avait un brassard rouge, le symbole des nuisibles. La jeune aberration se redressa et fit face à ces trois personnes qui pouvaient admirer sa magnifique veste noire décorée de jolies brodures rouge symboles de son classement d'irrécupérables, d'aberration classée S. Toujours sans rien dire, elle retira sa veste. Dessous, elle portait un top noir lui-même brodé de rouge qui laissait voir le ventre, le bas du dos, les bras et les épaules d'Ekat' ainsi qu'un certain nombre de tatouages. Elle posa sa veste sur son sac près de la jeune femme blonde, puis se plaça entre la "toge blanche" et les aberrations qui la voulaient. Devant sa réaction, les trois intrus furent un peu surpris et Yekaterina en profita pour faire quelques échauffements de ses articulations.

- Yekaterina: Si vous la voulait, venez la chercher.

Le ton de sa voix était détaché, neutre, mais on pouvait lire la détermination dans son regard. Malgré une attitude toujours proche de la nonchalance, un œil averti pouvait constater que tous ses muscles étaient contractés et prêt à réagir à la moindre sollicitation.

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Dernière édition par Yekaterina le Lun 10 Sep 2018 - 18:20, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Dim 9 Sep 2018 - 22:08

Carried away by the crowd


Le noir. La chute. L'oubli. Je ne sentis pas le choc de mon corps tombant de tout son poids au sol. Aucune main me traîner jusqu'au mur. Aucune voix me réclamer.

Quelques minutes passèrent avant que je ne vienne à reprendre un souffle profond. Une inspiration qui me laissait pourtant clouée au sol. Je n'arrivais pas à bouger mais je parvenais à entre-ouvrir mes yeux. Un flou opaque m'empêchait de voir ce qui se passait, mais je devinais la position de l'Aberration. Son sac à côté, sa voix naissante. Qui devait venir chercher qui ?

Mon cerveau mit un peu de temps avant de lier les événements entre eux. Lorsque je discernai les trois silhouettes au fond, je commençai à comprendre. J'étais l'intruse dans cette zone. L'explosion avait visé mon groupe. On en voulait à ce que nous représentions. J'apercevais le noir de leurs tenues mais guère leurs couleurs, encore dans les vapes. Ce n'étaient pas des humains. Pourquoi des Aberrations en voudraient au parti qui cherche à les légitimer ? À leur venir en aide... étions-nous si nuls que ça, qu'ils en venaient à nous attaquer et saboter leur propre cause ?

En tout cas, l'Aberration femelle s'était mise entre eux et moi. Elle semblait prête à en découdre. Je n'étais prête à rien. « Que veulent-ils ? » Marmonnai-je d'une voix bien trop basse pour être audible de l'inconnue en garde. Mais je n'arrivais ni à parler plus fort, ni à bouger. Mes yeux tentaient de se refermer, il me fallait lutter contre l'abaissement de mes paupières et cette tête qui tournait...

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Lun 10 Sep 2018 - 18:48

Les trois intrus furent surpris par la réaction de Yekaterina. Même leur chef plein de suffisance et d'autorité mal placée se retrouvait quelque peu désarçonné par la tournure des événements. Certainement qu'ils ne leur étaient pas venus à l'idée qu'une aberration irait leur mettre des bâtons dans les roues. D'ailleurs, le vague balbutiement d'une des aberrations fit légèrement sourire Ekat'.

- Aberration 2: M ... mais pour ... pourquoi ?

Ekat' se contenta de hausser les épaules en affichant un sourire énigmatique. Ce comportement commençait fortement à énerver le chef de ces aberrations qui affichait un visage virant légèrement au cramoisie.

- Aberration 1: Tu sais qui c'est ? Hein ?

Sans montrer plus d'intérêt que cela à la question ou à la réponse, la jeune femme ne se départit pas de son sourire tout en répondant d'un air las.

- Yekaterina: Pas du tout.

Elle n'eut pas le temps de rajouter quoique ce soit que le chef fulmina et sa voix dérailla dans les aiguës à mesure de son explication.

- Aberration 1: C'est Astraé Keppler. La fille du chef des progressistes. Des HUMAINS !

S'en fichant royalement des explications que l'autre avait à lui fournir, elle fit un vague geste de la main pour lui signifier de se taire.

- Yekaterina: Tu sais quoi ?

Elle marqua une légère pause comme si elle attendait une réponse à sa question qui n'était que pure rhétorique.

- Yekaterina: Je m'en fout totalement.

- Aberration 2: Pourquoi alors ?

- Yekaterina: Maintenant que je me retrouve mêlée à vos conneries, je fais ce qu'il faut pour que l'on ne m'associe pas à vous.

Devant l'incrédulité de ses interlocuteurs, Yekaterina se fendit d'une explication plus développée.

- Yekaterina: En gros, vous n'avez pas de chance. Je n'ai pas l'intention de laisser trois glandus foutre en l'air mon rêve.

Sur la fin de la phrase, le ton de la voix de la jeune aberration s'était fait plus dur, plus déterminé comme pour mieux se faire comprendre de son auditoire. Il était clair qu'elle ne les laisserait pas partir avec la "toge blanche". Le chef du petit groupe se mit à sourire, un sourire torve certainement à cause de son assurance.

- Aberration 1: C'est toi qui voit ma sœur ...

- Yekaterina: Chuis pas ta sœur du con.

La jeune femme avait retrouvé son ton neutre et détaché ainsi que son attitude "je m'en foutiste" même si tous les muscles de son corps étaient parés à réagir à la moindre sollicitation.

- Aberration 1: Qu'importe ! On est trois et toi tu es toute seule. On a l'avantage du nombre même si tu une S, on te battra.

La seule réponse qu'Ekat' offrit à ses interlocuteurs fut un léger sourire malicieux. Son regard pétillait d'un éclat taquin. Elle sentait affluer dans tout son corps cette douce sensation de l'exaltation. Tout fut coupé par la troisième aberration qui n'avait pas encore pipé mot jusqu'à présent.

- Aberration 3: Mais ... C'est la grande Catherine.

Ekat' posa son regard acier sur lui. C'était un homme tout malingre à la peau sombre et au crâne dégarni. Une certaine frayeur était perceptible dans le ton de sa voix et le fait qu'il connaisse son "nom de scène", prouvait qu'il avait connu l'arène lui aussi. En le regardant de plus près, la jeune femme arriva à la conclusion qu'elle ne se souvenait pas lui. Le regard perplexe que lui lançait le chef poussa l'homme à préciser ce qu'il voulait dire.

- Aberration 3: La grande Catherine, c'est une combattante d'arène. Certainement la plus impitoyable. On ne ...

Le regard que Yekaterina avait posé sur lui semblait trop lourd à supporter et la fin de la phrase mourut dans sa gorge. Alors, la jeune aberration dû terminer pour lui tout en affichant un large sourire carnassier malgre son attitude nonchalante et ce satané ton neutre au possible.

- Yekaterina: Ouais, vous ne faites pas le poids. Alors dégagez !

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Présentation : Astraé n'a pas beaucoup d'amis, étant rapidement assimilée aux idées du parti que dirige son père elle est vite jugée et méprisée pour oser défendre les Aberrations ▬ Elle en veut quelque part aux Aberration pour la persécution à laquelle elle était sujette petite et qui persiste aujourd'hui ▬ Astraé est très curieuse face à la culture de l'ancien temps ▬ Bien que ça lui soit interdit en tant que citoyenne, elle aime les arts. Ils lui permettent de ressentir des émotions sans avoir à utiliser de mots ▬ Elle vit difficilement la mort de la vice-présidente du parti progressiste, sa mère présumée, ce qui altère sa façon d'être ▬ Astraé porte une importance grandissante à se poser les bonnes questions pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et savoir pour quelle cause elle veut se battre
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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Mar 11 Sep 2018 - 2:31

Carried away by the crowd


Si je ne parvenais pas à reprendre totalement conscience, des bribes de paroles gagnaient mes oreilles et ma compréhension. C'était vague, venait de loin, mais je comprenais que les voix voulaient s'en prendre à moi et que l'Aberration rencontrée me défendait. Ou en tout cas, les tenait à distance. Le rouge de son brassard pouvait être dissuasif, même si ces spécimens étaient surveillés par bien plus de moyens que les autres, comme les puces dont Kane m'avait parlé des effets. La majorité n'était pas au courant. Peut-être même que l'Aberration n'était pas au courant.

L'un étaient intimidé, plus que les autres. Catherine... ce nom ne me disait rien, mais lui, visiblement ça ne lui parlait que trop bien. Il en convainquit ses camarades qui restaient sans voix alors que l'Aberration leur sommait de déguerpir. Si j'avais connaissance des combats d'Aberrations, jamais je ne m'étais rendue à l'un de ces impitoyables et impardonnables combats. Comment pouvait-on forcer des êtres à s'entre-tuer ainsi ? Certains aimaient ça, avaient une nature qui ne pouvait être utilisée que dans ce seul but, mais ce n'était pas ma came, loin de là. N'aimant ni la violence ni l'exaltation des foules, je n'y trouvais aucun compte. C'étaient le genre de pratiques qui portaient la honte sur notre espèce.

Doucement, j'ouvrais à nouveau les yeux. Ma tête me faisait toujours autant souffrir et ça ne cessait de tourner. Mais j'arrivais à maintenir les mirettes actives, c'était déjà un bon signe. « Laisse-nous l'humaine et passe ton chemin. Ta couleur ne veut dire qu'une chose : un faux pas te ferait perdre les rares choses qu'il te reste. Alors va t'en et nous ferons comme si nous t'avions jamais vu. Dans le cas contraire... » laissa-t-il planer telle une menace. « Aide-moi et tu obtiendras les faveurs de mon père, tu as tout à y gagner », tentai-je de lui faire entendre. Peu importait la route qu'elle souhaitait entreprendre. Si elle était encore en vie, en liberté et qu'elle s'opposait à ces extrémistes, c'est que sa cause devait valoir cette peine. Sinon elle serait partie, aurait évité cette implication même indirecte. La faveur d'un président de parti, ce n'était pas une chose qui était donné de gagner à tous le monde... encore moins à une Aberration qui, en plus, était classée dans les nuisibles...

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Mar 11 Sep 2018 - 18:52

L'homme malingre avait jeté un doute dans l'esprit des deux autres aberrations. L'aberration rousse , une femme d'une trentaine d'année s'était rapprochée du chef. De son côté, Ekat' resta en position. Elle ne voulait pas céder de terrain en reculant devant la pression des trois aberrations, mais elle ne voulait pas se montrer trop agressive en marchant sur eux et leur "espace vital". Finalement, ce fut dans une virulente explosion d'assurance et  d'animosité que le chef interpella "La Grande Catherine".

- Aberration 1: Laisse-nous l'humaine et passe ton chemin. Ta couleur ne veut dire qu'une chose : un faux pas te ferait perdre les rares choses qu'il te reste. Alors va t'en et nous ferons comme si nous t'avions jamais vu. Dans le cas contraire...

La morgue dont faisait preuve cet homme donnait envie à la jeune aberration de lui défoncer se sale tronche de fouine. Alors qu'elle allait lui répondre, une voix légère s'éleva dans les airs. C'était la "toge blanche" qui avait reprit connaissance et qui promettait monts et merveille en cas d'aide. Pour seule réponse, Ekat haussa les épaule tout en fredonnant un air des temps anciens et chantonnant par moment le refrain. Elle ne connaissait pas les paroles ni l'auteur, mais le titre se prêtait totalement à la situation et l'ironie de la chose la fit légèrement sourire. Another One Bites the Dust, tout un programme qui risquait bien par arriver devant l'entêtement des trois intrus. Yekaterina n'était pas spécialement connu pour son infinie patience. Malgré son air nonchalant, la jeune aberration analysait la situation à chaque instant pour prévoir ce qu'il y avait de mieux à faire. Finalement, sans aucun signe avant-coureur, elle se rua avec célérité sur le chef des agresseurs pour lui porter un violent coup de poing qu'il esquiva, mais ce n'était qu'une manœuvre de la jeune femme qui voulait juste qu'il se découvre assez pour pouvoir lui asséner un magistral coup de boule en plein dans le visage. L'homme s'écroula sur le sol en se tenant le visage et râlant de douleur. Avec une fluidité étonnante, Ekat' frappa l'aberration rousse d'un coup de pieds circulaire retourné qui la cueilli au niveau de la mâchoire. Pas loin du Ko technique, la rouquine tituba avant d'arriver à se retenir contre un mur. Se mettant en garde, La Grande Catherine fit face à l'homme malingre et au crane dégarni qui décida de filer en gesticulant de manière grotesque et hurlant comme un porc que l'on égorge.

- Aberration 3: Non ! Non ! Pitié ! Nooooooooooooon !

Tout en reculant pour reprendre sa position initiale entre les intrus et la "toge blanche", Ekat' gardait un œil sur les deux dernières aberrations encore présente. L'atmosphère était particulièrement tendue, mais elle continuait de fredonner ce fameux air ancien qui était en accord parfait avec la situation. Fou de rage, le chef des agresseurs se redressa le visage en sang. Un éclat de folie et de douleur passa dans son regard.

- Aberration 1: Salope ! tu m'as péter le nez ...

Encore une fois, elle se contenta de hausser les épaules avant de lui répondre sur un ton tellement neutre que cela en devenait énervant.

- Yekaterina: Considère cela comme un avertissement sans frais.

Son regard se fit dur et un léger sourire carnassier se dessina sur ses fines lèvres avant qu'elle ne rajoute sur un ton assuré.

- Yekaterina: La prochaine fois, je vous ferai vraiment mal ou peut-être même que je vous tuerai.

A ce moment, le chef des aberrations renégates enflamma ses mains et afficha un sourire torve au possible.

- Aberration 1: Je vais te cramer. Je vais te faire connaître l'enfer pétasse.

A ce moment, toujours imperturbable, Ekat' retira ses chaussure qu'elle envoya en direction de son sac et retira son pantalon qui alla rejoindre les chaussures et la veste près du sac-à-dos. Elle se retrouva en boxer et top noir brodé de rouge au milieu de la rue. Ce strip-tease provoqua un moment de flottement parmi les protagonistes. Voyant cela, Yekaterine se contenta d'une réponse sibylline.

- Yekaterina: J'veux pas abîmer mes fringues pour des conneries.

- Aberration 2: Hein ? Quoi ? T'es pas nette !

La rouquine commençait à reprendre ses esprits et elle aussi déclencha ses pouvoirs. Ses ongles grandirent de façon à lui faire des sorte de griffes faisant trente centimètres de long et acéré comme des lames de rasoir.


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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Mer 12 Sep 2018 - 0:57

Carried away by the crowd


Un haussement d'épaules comme seule réponse. Mais au moins elle m'avait entendue. Reprenant conscience, je me gardai d'essayer de me lever, observant la scène avec une anxiété certaine. Je n'avais pas envie de les voir se battre, sauf qu'il était impensable de les laisser ainsi faire. Reconnaissante envers cette Aberration qui prenait ma défense, je louais ma chance d'être tombée sur elle avant que les autres ne me tombent dessus.

Les rues n'étaient en rien dangereuses. Seuls les êtres qui les parcouraient pouvaient l'être. Et pourtant, après cette journée, je serai sans doute des plus hésitantes à me rendre dans des lieux inconnus, même bien entourée...

Sans crier gare, l'Aberration engagea le combat, se confrontant aux trois malfrats. Un sursaut m'éprit et à plusieurs reprises je me mis à craindre pour son intégrité. Ils n'avaient pas l'air d'être de grands combattants, mais ça restaient trois Aberrations contre une... Et arriva l'instant que je redoutais, celui qui me cloua contre ce mur : chacun venait à déclencher ce qui faisait d'eux des Aberrations. Aucun n'avait donc le bracelet permettant de contenir leurs pouvoirs ? Aucun n'avait cette puce qui maîtrisait un être dès lors que l'envie leur prenait de causer du tord à un humain ? Je n'étais pas directement visée par leurs gestes, mais leurs intentions étaient dirigées vers cette idée.

Les dents s'entrechoquant de peur, je me surprenais à vouloir que Kane soit ici pour me protéger. Car malgré tout ce qui nous éloigner, je me rendais compte qu'au moins, avec lui je me sentais en sécurité...

Des chaussures envoyées valser jusqu'au sac, l'intimité de la jeune Aberration à un fil d'être dévoilée, elle entrait dans leur jeu. Je regardais la scène avec effroi et angoisse, espérant parvenir à trouver le courage et la force pour me lever et m'enfuir avant que ça ne tourne mal.

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Mer 12 Sep 2018 - 13:57

Une danse fut entamée entre les deux dernières aberrations hostiles et Ekat'. Les mains ardentes du chef n'inquiétait pas la jeune femme qui tentait pourtant de se tenir hors de leur porté afin d'éviter de se voir entravée par une prise quelconque. Son attention se portait surtout "catwoman" et ses griffes acérées. Après quelques pas de danse, Yekaterina finit par réussir à prendre la rouquine par un poignet et lui plia le bras dans le sens inverse de l'articulation du coude. Aussitôt, un terrible rugissement où se mêlaient douleur et rage s'éleva de la poitrine de l'aberration rousse. Voulant profiter de son avantage, la jeune aberration voulu la frapper violemment au niveau de la nuque. Immédiatement, un terrible lancement vient lui traverser le cerveau. Il fallait percevoir cela comme étant un message d'avertissement. Profitant de l'inattention que cela avait produit chez le combattante, le chef des aberrations hostiles sauta sur l'occasion pour plaquer ses mains enflammées sur le visage d'Ekat'.

- Aberration 1: Quoi ?

Il ne se passait rien. Il s'attendait à entendre sa victime hurler de douleur, faire des mouvement chaotique pour se défaire de sa prise. Mais il n'y eu rien de tout cela. Incrédule, il recula en regardant successivement ses mains ardentes et le visage de la jeune femme qui ne portait aucune marque de brûlures.

- Aberration 1: Comment ? Je ... Non, c'est ... Mais ... Impossible.

L'homme en perdait ses mots. De son côté, Yekaterina afficha un large sourire carnassier. Toute son attitude avait radicalement changé. Ses déplacements étaient devenus gracieux, ses muscles roulaient sans efforts et tout en elle faisait penser à un prédateur en train de se mouvoir vers sa proie. Devant l'incompréhension du chef, Ekat' se fendit d'une petite réplique.

- Yekaterina: Tu fais un bien piètre chef pour te lancer dans un combat sans connaître les forces et faiblesses de ton adversaires.

Cela fut ponctué d'un énième haussement d'épaule. La jeune femme avança sûr d'elle dans la direction de l'homme encore sous le coup de l’hébétement. Puis, il finit par se reprendre.

- Aberration 1: Ou bien je gagne du temps pour que les renforts arrivent.

Cette bravade sonnait assez creux aux oreilles de la jeune combattante, mais cela ne l'empêcha pas de rentrer dans le jeu de l'homme.

- Yekaterina: Tant mieux ! Qu'ils se dépêchent d'arriver. Plus on est de fou, plus on rit. Marquant une petite pause. Mais qu'ils se dépêchent, car je doute que notre altercation soit passée inaperçue. Le service de sécurité ne va certainement pas tarder à arriver.

- Aberration 1: Je suis prêt à mourir pour la cause. Et toi ? Tu es prête à prendre le risque d'attendre l'arrivée du service de sécurité ? Qu'il te considère comme dangereuse aussi et t'élimine ?

Le sourire narquois qu'il affichait, montrait bien à quel point il maîtrisait plutôt assez bien les ficelles psychologiques des aberrations.

- Yekaterina: Bof ! Ils n'arriveront pas à me tuer avant qu'elle n'intervienne pour les en dissuader.

En disant cela, Ekat' indiquait la "toge blanche" qui était toujours adossée au mur. Après quoi, elle avança encore en direction de son adversaire. la jeune aberration finit par s'enflammer. Les flammes dévorèrent ses pieds et remontèrent jusqu'au genoux. En même temps, des flammes naquirent dans ses mains et gagnèrent les avant-bras jusqu'au coude tandis que la chevelure s'enflamma aussi et que des les flammes de l'enfer dansait dans son regard. L'homme resta bouche bée devant le spectacle. C'était probablement la première fois qu'il voyait un tel phénomène. Chez les aberrations, il existait différent niveau de maîtrise et même différent niveau de pouvoir pour un même type. Avec ses mains ardentes, il se trouvait tout en bas de l'échelle des pyrokinésistes et très loin du niveau de Yekaterina. Ce qui au départ devait être un combat à trois contre une, se retrouvait être maintenant un duel. L'aberration malingre souffrant de calvitie ayant fuit, la rouquine étant tombée dans les pommes suite à la blessure au bras infligée par Ekat', il ne restait plus que cet homme qui se prenait pour un chef révolutionnaire. Avant de se lancer de nouveau dans la bataille, Ekat' tourna légèrement la tête vers la jeune femme adossée au mur afin de s'adresser à elle.

- Yekaterina: Si t'as soif, la gourde se trouve dans mon sac-à-dos. Il y a aussi de quoi manger un morceau si ça te dis.

Elle regarda son adversaire et rajouta sur un ton joyeux à l'intention de la "toge blanche".

- Yekaterina: Ça ne sera pas long.

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Sam 15 Sep 2018 - 1:28

Carried away by the crowd


Pétrifiée par une telle scène, j'imprimais dans mon esprit les visages et les voix. Les détails marquants, distinctifs. L'Aberration hostile encore debout se targua de mourir pour une cause. Quelle était-elle ? Certainement pas celle en faveur des Aberrations. Sinon pourquoi s'en prendre au parti qui tente de les défendre et les intégrer durablement dans notre société ? Ça n'a pas de sens, comme bien des idées extrémistes. Leurs actions ne servaient rien d'autres que la haine des humains envers leur espèce. Heureusement, ils n'étaient pas tous du même acabit. Malheureusement, tous souffriraient de l'image qu'ils véhiculaient.

Les groupes noté comme clandestins avaient ce problème d'incohérence entre leurs actions et leurs revendications. Des paradoxes qui forçaient les humains à camper sur leur position. Rien ne servait de les blâmer. Et sans doute les Aberrations le savaient mais préféraient poursuivre dans une posture de victime plutôt que de jouer le jeu du gouvernement tous ensemble pour obtenir, tout en douceur, ce qu'ils désirent. Ils leur suffisait de gagner la confiance des partis. De se placer progressivement mais sûrement. Hors tous n'avaient pas cette patience. Ce qui pouvait se comprendre. Comment rester stoïque face aux incriminations douteuses, aux rafles, aux lois abusives, à la discrimination et l'asservissement ? Aucune génération n'allait vouloir se sacrifier pour le bien des autres. Ce qui notait une certaine part d'humanité en ces créatures. L'instinct de survie et de protection des siens. Des dénominateurs communs que l'on retrouvait plus souvent qu'on ne le pensait.

Mais il n'était pas question de ça. Il était question d'une opération bien moins sérieuse à l'échelle d'Ikaros. Un incident isolé, c'est tout ce que je serais : un dommage collatéral que le gouvernement chercherait à enterrer comme ils ont classé la mort de ma mère. Une légère colère s’immisçait en moi en pensant à cette idée.

Face à moi, l'Aberration protectrice se nimba de flammes rougeoyantes d'une lumière intense. La chaleur se ressentait d'ici. Des vapeurs qui frappaient mes yeux écarquillés d'horreur. Si sa peau ne se calcinait guère, la mienne s'éparpillerait en cendres avant même qu'elle n'ait posé une main sur moi. Elle se concentra sur son dernier adversaire qui paraissait tout aussi choqué que je l'étais. À plus forte raison que ces flammes lui étaient destinées. Lorsqu'elle eut le dos tourné, l'attention vissée sur son adversaire, mon instinct de survie reprit le dessus et je parvins à me lever discrètement pour prendre la fuite.

L'attaque avait dû être signalée depuis le temps passé. Les autorités n'allaient certainement plus tarder et n'étaient peut-être déjà plus très loin. Alors, assumant ma peur, je me servis des dernières forces économisées pour rejoindre la première avenue qui passait. Débarquant dans la ruelle en trombes, je vis un véhicule de secours arrêté. Me précipitant vers eux, haletante et ternie par les péripéties, je semblai les inquiéter. Je souhaitais leur expliquer mais ils m'ordonnaient de me calmer, de me taire pour reprendre mon souffle. « Il y a une femme, elle les a brûlé, ils voulaient me faire du mal et ils sont tombés... » Une couverture est posée sur mes épaules. Je tente de la dégager mais elle est immédiatement remise. « Respirez mademoiselle, respirez. Tout va bien se passer, calmez-vous, vous êtes en sécurité », dit le secouriste en posant sur ma bouche un masque transparent. Je tente de l'enlever, d'éviter de respirer ce qu'ils mettent dedans pour leur expliquer. « Elle est peut-être en danger... ou est le danger pour eux mais elle m'a protégée. » On repose le masque sur ma bouche et le maintient avec fermeté. Je ne peux le défaire et à présent une unité s'éloigne vers l'endroit que je leur pointais.

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Sam 15 Sep 2018 - 12:06

A peine avait-elle lâché sa petite phrase à l'attention de la "toge blanche" que la jeune aberration fondit sur son adversaire. Le chef des renégats tenta tant bien que mal de parer les coups de la furie qui lui faisait face, mais il se rendait compte à ce moment précis que le type malingre avait raison. Il ne faisait pas le poids face à cette combattante rompue aux affrontements d'arène. A chaque impact, il ressentait un peu plus la douleur, car Ekat' ne faisait pas dans la dentelle. Comme promis, elle frappait pour faire mal. L'aberration de feu cherchait à chacun de ses coups à casser la détermination de son adversaire, briser ses os afin de le faire abandonner, mais pour le moment il encaissait malgré les grimaces qui indiquaient que les coups faisaient mouche. Cependant, il ne tint pas très longtemps à de rythme et il ne fallut que deux ou trois minutes, qui parurent une éternité pour l'homme, à Yekaterina pour le mettre à terre par un magistral Ko technique. En se retournant, la jeune femme put constater que l'humaine avait disparu. Perplexe, l'aberration mis un terme à son embrasement et se dirigea vers ses affaires pour se rhabiller. Elle jeta un dernier coup d’œil au alentour afin de voir si la "toge blanche" ne s'était pas cachée. Après une rapide inspection visuelle de la place, la jeune femme se pencha pour récupérer son sac-à-dos quand un groupe d'homme en arme déboula sur la place par une ruelle opposée. Ils ne cherchèrent pas à comprendre la situation et se mirent à hurler en braquant leur arme en direction d'Ekat'.

- Chef de brigade: Genoux à terre. Mains sur la tête. Si tu bouges, on t'abat.

Sachant pertinemment qu'ils ne chercheraient pas loin une raison de lui tirer dessus, Ekat' obtempéra. Le groupe approcha tout en faisant bien attention aux deux corps inanimés allongés sur la petite place. En arrivant à la hauteur de la jeune aberration, la chef de brigade lui asséna un violent coup de crosse pour l’assommer afin de lui passer des menottes et un collier bloquant les pouvoirs. Yekaterina fut tirée des vapes par quelques coups de pieds dans les côtes. Cependant, elle ne gémit pas une seule fois malgré la douleur qu'elle ressentait. Par fierté, elle ne voulait pas faire se plaisir à ses hommes. Conservant son air détachée, elle se releva tant bien que mal malgré sa tête qui tournait encore à cause des effets de ce qui devait être une commotion cérébrale. Elle marchait en tête flanquée de deux garde qui l'observaient prêt à lui tirer dessus au moindre signe d'agressivité pendant que le reste de l'unité s'occupait de traîner les corps des deux autres aberrations inanimées, mais entravées pour plus de sécurité. Après quelques minutes de marche, le petit groupe finit par arriver près d'un véhicule où la "toge blanche" se trouvait assise avec une personne qui prenait grand soin d'elle. De son côté, Ekat' arriva l'air piteuse avec ses vêtements plein de poussière suite à son passage par terre et l'arcade sourcilière droite ouverte suite au coup de crosse qu'elle avait reçue de la part du chef de groupe. La jeune aberration regarda l'humaine de son regard détaché et lâcha sur un ton désabusé.

- Yekaterina: Et bien ! On ne s'en fait pas.

La réaction fut immédiate et l'un des soldats lui asséna un coup de crosse de son arme dans le ventre. Le souffle coupé, Yekaterina se retrouva à genoux sur le sol, mais s'abstint de geindre. Toujours cette fierté, cette envie de ne pas faire se plaisir à ses tortionnaire. Elle pouvait être particulièrement têtue quand elle le décidait. Ses lèvres s'étirèrent en une légère grimace quand elle tenta de se relever sous les injures du chef de groupe qui la menaçait de son arme en la lui agitant sous le nez.

- Chef de brigade: Debout ! Aller ! Dépêche-toi sale monstre. Je n'ai pas que ça à faire.

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MessageSujet: Re: Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé   Sam 15 Sep 2018 - 16:02

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Ma vue et mon esprit tout entier se brouillaient. Je ne voulais pas de leurs calmants, je ne voulais pas finir endormie. Mais les péripéties et les émotions qu'elles ont suscitées me rendaient particulièrement sensibles.

L'unité revenait, l'Aberration face à eux. J'entends sa voix mais ne discerne pas le sens de ses mots. D'un geste ferme, je dégage une bonne fois pour toute le masque que l'on me mettait sur le visage. Ce dernier par terre, je tente de me lever. Heureusement, l'un des secouristes a le réflexe de me soutenir pour éviter que je ne tombe. « Elle n'a rien fait de mal, je vous défends de la toucher... » On entend le mal que j'ai articuler. Mais je persiste. « Si elle avait été privée de ses pouvoirs, je serais probablement entre leurs mains ou pire », détaillai-je avec une lucidité qui me revenait. « J'vous interdis d'la toucher ! » Insistai-je sur un ton plus autoritaire. Mon côté chancelant et à l'Ouest n'aidait pas à mon faible potentiel persuasif, mais ils semblaient m'avoir entendue. « Cette chose a enfreint bien des lois et son quotient nous informe déjà beaucoup sur sa personnalité alors laissez-nous faire notre travail, vous aurez tout loisir de témoigner une fois soignée », me jeta l'un des gardes. Je serrai les dents.

S'il y avait bien une chose que je détestais c'était la violence gratuite et ces abus de pouvoirs chez les autorités. Mais je ne pouvais rien dire, rien faire... Pestant silencieusement contre cette belle couleur bleue que je me devais de garder pour mon père. « Laissez vos excès de zèle au placard quand vous vous adressez à la fille d'Aldébaran Keppler si vous ne voulez pas perdre votre langue », vint tonner une voix familière. L'inspecteur Braun. Il était désespérément toujours là quand quelque chose tournait mal pour moi. Avec un peu de retard sur ce coup, il faut l'admettre. Il s'avança vers moi et d'un signe de tête congédia le secouriste pour me soutenir à son tour. « Vous allez bien mademoiselle Keppler ? » Demande-t-il en posant sa main sur mon menton pour que je lève la tête vers lui. Il cille à voir ma blessure à l'arcade.

Défaisant son étreinte mal placée d'un seul mouvement de tête, je portai mon attention sur l'Aberration. « Cette fille n'est pas liée à l'attaque, elle croisé ma route et m'a sauvée des trois autres. Promettez-moi qu'il ne lui arrivera rien. Elle n'était pas obligée de me protéger et elle l'a fait, ce n'est pas une punition qu'elle mérite mais une récompense », parvins-je à décrire à l'inspecteur. « Elle connaît les lois la concernant, si cette Aberration les a enfreint, c'est qu'elle connaissait les conséquences. On se doit d'appliquer les lois. » Sa remarque me fit froncer les sourcils et m'écarter de l'inspecteur Braun. « Alors elle aurait dû les laisser me maltraiter. » Non sans peine, je marchai jusqu'aux gardes qui maintenaient l'Aberration. Défiant le plus proche de moi du regard, luttant pour garder mon équilibre. « Tout, et je dis bien tout ce que vous vous permettrez de faire à cette fille, vous devrez me le faire. » Et je ne disais pas cela sous l'effet des calmants. Je ne cillai pas d'un iota, le regard déterminé. « Vous n'étiez pas là. Alors elle m'a défendue. Non pas parce qu'elle est une Aberration, ni parce que je suis humaine. Pas parce qu'elle a brassard rouge, ni parce que le mien est bleu. Indépendamment de tout ça, elle a défendue une personne en danger. Alors indépendamment de tout cela, faites-moi payer le même prix que cette fille doit payer pour avoir osé défendre quelqu'un. Vous me devez un coup de crosse dans l'abdomen monsieur l'agent. » Une tirade durant laquelle je n'avais pas lâché des yeux le garde que je voyais devenir hésitant et de plus en plus mal à l'aise à mesure de mes mots.

Les médicaments jouaient un rôle, oui. Celui de désinhiber mes craintes face aux conséquences que pourraient avoir un tel comportement de la part d'un citoyen modèle. Et ils m'apportaient un grain de folie à réclamer des coups... sans être douillette, je n'étais pas habituée à la douleur et n'endurais le mal que sous l'adrénaline d'un instant. « Je vous interdis formellement de toucher un seul cheveux de la citoyenne, clama l'inspecteur d'une voix tonnante comme si mon intégrité lui importait plus que mon simple nom. Et... de l'Aberration. Cette... c'est un témoin, nous entendrons sa version des faits avant de la relâcher. Veillez toutefois à ce qu'elle ait un bracelet fonctionnel au poignet », ajouta Braun d'une voix que l'on sentait contrainte. Ce n'était pas une pratique courante, d'accepter d'écouter une citoyenne pour épargner le moindre mal à une Aberration.

Je n'avais pas la prétention d'avoir ravisé l'inspecteur sur les pratiques de son unité, il devait avoir d'autres raisons qu'une remise en question des procédures. Cet homme était bien trop droit pour ça. Mais ses raisons, pour tout avouer, je m'en fichais. Ce qui comptait, c'est que cette Aberration n'allait pas être maltraitée injustement. « Je lui rendrai visite et je peux vous assurer que s'il s'avère que vous l'avez ne serait-ce qu'égratignée, vous aurez de mes nouvelles et de celles du président Keppler », défiai-je le garde avant que l'inspecteur Braun ne vienne poser une main sur mon épaule afin de me raccompagner au véhicule. « N'ayez pas d'inquiétude mademoiselle Keppler, mes hommes savent respecter les ordres », tenta-t-il de me rassurer en lançant un regard de travers à l'Aberration qu'il lui faudra épargner.

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darkest white
Hear the innocent voices scream, as their tormentors laugh through all of it. No forgiveness from all I've seen. The degradation I cannot forget. So sleep soundly in your beds tonight. For judgement falls upon you at first light.
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Carried away by the crowd ♦ Yekaterina & Astraé
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