.
 

Partagez | 
 

 Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé

Aller en bas 
avatar
Présentation : Astraé n'a pas beaucoup d'amis, étant rapidement assimilée aux idées du parti que dirige son père elle est vite jugée et méprisée pour oser défendre les Aberrations ▬ Elle en veut quelque part aux Aberration pour la persécution à laquelle elle était sujette petite et qui persiste aujourd'hui ▬ Astraé est très curieuse face à la culture de l'ancien temps ▬ Bien que ça lui soit interdit en tant que citoyenne, elle aime les arts. Ils lui permettent de ressentir des émotions sans avoir à utiliser de mots ▬ Elle vit difficilement la mort de la vice-présidente du parti progressiste, sa mère présumée, ce qui altère sa façon d'être ▬ Astraé porte une importance grandissante à se poser les bonnes questions pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et savoir pour quelle cause elle veut se battre
Matricule : étudiante, formée pour devenir chef du parti progressiste
Messages : 72
Avatar : Rosie Tupper
Habitant de la Citadelle depuis : 29/09/2017

Identité
Âge: 21 ans
Quotient:
25/300  (25/300)
Allégeance: Progressistes
MessageSujet: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Lun 3 Sep - 21:35

Stop there and drop your mind


Les chemins que j'empruntais étaient minutieusement surveillées depuis la mort de ma mère. Des mois qui paraissent être des années approchant les décennies tant son absence laisse un vide. Si j'ai honteusement toujours préféré mon père, je l'aimais, cette femme qui m'avait mise au monde. La douleur causée par sa perte m'interdit d'imaginer le drame que serait la perte de mon père... Il était bien entouré, en sécurité à chaque instant. Mais pas suffisamment à mon goût. Et pas des bonnes personnes...

Cela fait quelques jours qu'il a nommé dans sa garde personnelle un rebut sorti des bas-fond d'Ikaros. Une Aberration qui doit bien porter son titre. J'ignore ce que mon père a en tête ; s'il s'est lancé dans un besoin de montrer à ceux qui ont commandité le meurtre de la vice-Présidente de son parti et sa femme qu'il n'a pas peur. En réalité, il avait peur. Nous avions tous peur. Quoi de plus normal ? Croire à un acte isolé pour ce qui est de la mort de ma mère, c'était faire preuve de naïveté. Et pourtant, ce besoin de croire les paroles bienveillantes du gouvernement se faisait ressentir de plus en plus. Surtout lorsque je quittais les murs du pavillon familial.

Le temps ne s'était pas arrêté, pour beaucoup, il s'accélérait. Continuant d'avancer à mon rythme, je me rendais au bureau de mon père. Il s'y était rendu tôt ce matin, et avant de le rejoindre, j'avais quelques écrits à revoir concernant ma formation. Une fois ceci terminé, je m'étais mise en route avec l'idée de faire un détour vers le quartier Nord. Ce n'était pas l'idée du siècle lorsqu'à chaque coin de rue du quartier Sud on était déjà réduit à se méfier de la moindre âme qui s'approchait, mais j'avais envie d'un de ces petits plats qu'une femme faisait et distribuait à des citoyens démunis. Adorant ses plats, lorsque je m'y rendais, ce n'était jamais les mains vides. Dissimulant parfois un vêtement, un ustensile, un objet de valeur, je tenais à lui donner quelque chose en contrepartie. Et la plupart du temps, c'était assez bien reçu. Dans une poche de mon pantalon à pinces blanc se dissimulait une pièce. Épaisse et dorée. Sans nul doute avait-elle une certaine valeur au marché noir. Je l'avais dénichée à l'insu de mes parents il y a de ça des années lors d'une excursion visant à échanger avec ceux que nous défendions : les Aberrations. Plus préoccupée par cette pièce rutilante que le discours trop utopiste de mon père face à une cause que l'on pouvait caractérisée de désespérée, je m'étais débrouillée pour m'effacer et m'approprier ce petit trésor.

Aujourd'hui, je savais que trop bien l'inutilité que j'avais d'un tel objet. Si je l'avais dessiné sous bien des coutures afin de l'étudier, le temps m'avait rendu à l'évidence : la cuisinière des rues en retirerait bien plus d'avantage en l'échangeant que moi qui la garderait dans le faux-fond d'un tiroir... Prudemment, je m'engageai dans une rue menant au quartier Nord. Mais très vite, je me rendis compte qu'on me suivait. Anxieuse, je passai ma main sur ma taille, relevant de peu ma chemise blanche sous laquelle, agrippé par une ceinture élastique à ras le corps, se tenait un couteau. Les pas continuait d'avancer en ma direction. Comme si l'importun avait compris que j'avais décelé sa présence. Ni une ni deux, lorsque je l'estimai être à distance, je dégainai le petit couteau caché et fis volte-face pour menacer l'individu.

Quel individu... « Kane ?! » Une surprise dont la question n'en est guère une. Un regard à la fois outré et désabusé. Je m'avançai vers lui et le plaquai contre le premier mur qui passait, gardant le couteau près de sa jugulaire. « T'es censé protéger les nôtres, pas les traquer, pourquoi n'est-tu pas avec mon père ? » Si je n'étais pas de ceux qui faisait impunément du mal aux autres, ce pseudo-protecteur éveillait en moins une certaine colère qui se devait d'être extériorisé. Une frustration née de l'ignorance dans laquelle mon père semble me maintenir. Je ne le comprenais plus aussi bien qu'avant et c'est ce marginal qui en faisait les frais.

______________________________________________________________
darkest white
Hear the innocent voices scream, as their tormentors laugh through all of it. No forgiveness from all I've seen. The degradation I cannot forget. So sleep soundly in your beds tonight. For judgement falls upon you at first light.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : DAMAGED BEYOND REPAIR
Matricule : 8605-KAN-S2
Messages : 265
Avatar : Ash Stymest
Habitant de la Citadelle depuis : 11/02/2017

Identité
Âge: 21
Quotient:
285/300  (285/300)
Allégeance: Personne
Aberration
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Mar 4 Sep - 0:00


( Stop there and drop your mind )
Parfois, il se demandait comment il avait fait pour en arriver là.

Astraé ne semblait pas beaucoup l’apprécier. Était-ce seulement à cause de son origine ? Il y avait peu de classé S parmi les protecteurs, c’était naturel qu’elle ne lui fasse pas confiance. Il a alors décidé de la suivre de loin, pour lui laisser de l’espace et ne pas lui infliger sa présence directe, présence bien désagréable pour beaucoup d’Humains. C’était peut-être une erreur après tout ? Mais avec les Humains, il est difficile de savoir sur quel pied danser.

— Kane ?!


La surprise d’Astraé était égale à celle du jeune homme. Pas vraiment surpris de s’être fait crever, il n’essayait pas vraiment d’être discret après tout. Non, Kane était plus surpris de se retrouver avec un couteau sous la gorge. Et aussi de la force qu’elle était capable de rassembler pour le plaquer contre ce mur. Son instinct le poussait à agripper son bras pour se défendre, avant qu’un autre réflexe de survie ne le stoppe avant que ce bras agrippé ne se transforme en Astraé par terre. Il n’avait pas le droit de la toucher, elle était Humaine, et loin de lui l’idée d’essayer de la tuer, cependant. Ce n’était pas le message qu’il voulait faire passer. Il déglutit et, la surprise passée, il essayait de retrouver une contenance et de trouver une réponse à sa question :

— T’es censé protéger les nôtres, pas les traquer, pourquoi n’es-tu pas avec mon père ?
— Parce qu’il m’a demandé de veiller sur toi. 


C’était on ne peut plus simple mais il n’a pas le prétention de l’avoir convaincue juste avec ça. Le choix d’Aldébaran n’avait rien d’étonnant : évidemment, il préférait assurer la sécurité de sa fille plutôt que la sienne. N’importe quel parent ferait la même chose pour protéger son enfant. Mais dans tous les cas, après la mort de sa mère, la présence de Kane près de la future dirigeante du parti progressiste était bien souvent malvenue, mal vue et remise en question, pas forcément par Kane, ni même par Astraé, mais tous les autres autour. Lui, il n’avait rien demandé. Il n’avait rien fait non plus. Le Gouvernement se voilait la face allègrement la face en remettant la faute sur les Aberrations. C’était facile. Mais ça serait tellement bien si les Humains pouvaient s’intéresser un minimum à ce qu’est Kane pour savoir qu’il ne peut pas tuer. Il n’avait pas tué sa mère, mais qu’en pensait-elle ? L’esprit d’Astraé lui était insondable. Beaucoup d’Humains étaient prévisibles. Mais peu d’Humains était au courant de l’existence de la puce, était-ce aussi le cas de la jeune femme ?

A présent, il lui semblait tellement simple de pousser un Humain à tuer. Il aurait pu la provoquer encore un peu plus et c’en était fini de lui. C’était on ne peut plus facile. Kane l’envisage un instant mais se souvient qu’éviter de mourir fait partie de son contrat. Il ne va pas essayer de la dissuader non plus. Comme à son habitude, Kane se fait peu loquace, ne parlant que si on lui demande quelque chose.

Étrangement, il ne pouvait que la regarder dans les yeux, avec ses yeux « d’humains » bien évidemment, le contraire pourrait lui coûter beaucoup. Mais elle faisait de même. Sûrement ne lui faisait-elle pas confiance. C’était évident en réalité.



( Pando )

______________________________________________________________
FEEL THE THUNDER
• lilie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : Astraé n'a pas beaucoup d'amis, étant rapidement assimilée aux idées du parti que dirige son père elle est vite jugée et méprisée pour oser défendre les Aberrations ▬ Elle en veut quelque part aux Aberration pour la persécution à laquelle elle était sujette petite et qui persiste aujourd'hui ▬ Astraé est très curieuse face à la culture de l'ancien temps ▬ Bien que ça lui soit interdit en tant que citoyenne, elle aime les arts. Ils lui permettent de ressentir des émotions sans avoir à utiliser de mots ▬ Elle vit difficilement la mort de la vice-présidente du parti progressiste, sa mère présumée, ce qui altère sa façon d'être ▬ Astraé porte une importance grandissante à se poser les bonnes questions pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et savoir pour quelle cause elle veut se battre
Matricule : étudiante, formée pour devenir chef du parti progressiste
Messages : 72
Avatar : Rosie Tupper
Habitant de la Citadelle depuis : 29/09/2017

Identité
Âge: 21 ans
Quotient:
25/300  (25/300)
Allégeance: Progressistes
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Mar 4 Sep - 2:25

Stop there and drop your mind


Quelque part, il m'effrayait. Me déstabilisait par l'incongruité de sa présence aux côtés de personnes haut-placées. Ce n'était pas une peur de celle qu'on lit sur des yeux ignorants. Mais une appréhension face au paradoxe qui résidait dans le fait qu'une Aberration potentiellement dangereuse soit dans notre entourage. Les circonstances n'étaient pas pour l'aider. Ce Kane arrivait après une tragédie que mon père paraissait parfois avoir oublié. Ou au contraire, une tragédie qu'il souhaiterait laver. Soupçonnerait-il quelqu'un d'autre qu'une Aberration d'avoir commandité ce crime qui nous a tout deux si violemment frappé ?

Mes iris céruléennes toisent le soit-disant protecteur et veillent à ce que ses prunelles ne les croisent. Au moindre geste suspect de sa part, je pourrais le planter. Une défense contre une personne que je connaissais si peu... S'il n'était pas si fermé et replié, peut-être que j'aurais pu savoir quelles étaient ses intentions profondes. Mais je n'étais pas vraiment de bonne foi avec lui et il se doutait que sa place ne tenait qu'à un fil, conscient que le moindre débordement le ferait choir dans des abîmes insoupçonnées.

L'étranger déclara qu'il s'agissait d'un ordre de mon père. Celui de me protéger. Je laisse le métal communier avec la peau hyaline de l'Aberration, traits plus que déterminés et en même temps, enrobés de cette retenue que je devais à mon éducation et mon rang. « Je ne veux pas d'un animal de compagnie qui ne se pose pas la moindre question dès lors qu'on lui ordonne d'aller paître. C'est ma mère qui s'est faite tuer au cas où tu l'ignores. Et c'est mon père qui sera en tête de liste à présent. Alors si tu ne veux pas revenir du trou d'où mon père t'a sorti, tu ferais mieux de revoir tes priorités et de me laisser tranquille », sifflai-je entre mes lèvres alors que nous partagions une proximité que je ne m'autorise d'ordinaire avec personne hormis ma famille.

Sa nonchalance et son minois abattu m'horripilaient sans qu'il n'y ait aucune autre raison que cette subjectivité induite par la première impression donnée. Les Aberrations ne m'intimidaient pas par définition, et je ne leur vouais aucune animosité. Sans leur accorder une confiance aveugle comme semble parfois le faire mon père, je les considérais avec une certaine bienveillance. Après tout, depuis toute petite, j'apprenais à défendre leurs droits, faire valoir leur légitimité à être considérés comme des êtres vivants méritant une estime égale à celle des humain. Mais je n'étais pas naïve : posséder les capacités qu'ils avaient, ce pouvait être plus que dangereux. Ils ont ça de commun avec les humains leur nature à vouloir faire profit de toute chose. Ce qui est normal en soit. On souhaite tous pouvoir vivre et protéger les nôtres. Une cohabitation est alors possible, dans des circonstances bien moins sévères. Mais certains dispositifs restent une nécessité. Tout comme les lois le sont pour toute espèce grégaire. Le mot-clé est l'adaptation. Un pas que je suis prête à faire avec n'importe quelle Aberration. Sauf lui. Les enjeux étaient peut-être trop importants. Ou peut-être était-ce tout autre chose qui me freinait...

______________________________________________________________
darkest white
Hear the innocent voices scream, as their tormentors laugh through all of it. No forgiveness from all I've seen. The degradation I cannot forget. So sleep soundly in your beds tonight. For judgement falls upon you at first light.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : DAMAGED BEYOND REPAIR
Matricule : 8605-KAN-S2
Messages : 265
Avatar : Ash Stymest
Habitant de la Citadelle depuis : 11/02/2017

Identité
Âge: 21
Quotient:
285/300  (285/300)
Allégeance: Personne
Aberration
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Mar 4 Sep - 12:33


( Stop there and drop your mind )
Finalement, passé la surprise, Kane n’est pas vraiment impressionné par cette lame. Il a vécu bien pire. Lui aussi on lui a enlevé quelqu’un de précieux, donc il ne peut que comprendre la frustration de l’Humaine.

— Je ne veux pas d'un animal de compagnie qui ne se pose pas la moindre question dès lors qu'on lui ordonne d'aller paître. C'est ma mère qui s'est faite tuer au cas où tu l'ignores. Et c'est mon père qui sera en tête de liste à présent. Alors si tu ne veux pas revenir du trou d'où mon père t'a sorti, tu ferais mieux de revoir tes priorités et de me laisser tranquille !
— Un animal de compagnie, hein ?
répète-t-il doucement, trahissant une certaine amertume.

Kane est tellement à l’opposé de ça. Pas de l’animal de compagnie, hein. Si à la rigueur, c’est quelque chose qui n’est pas tellement éloigné de la réalité peut-être. Mais l’Aberration se pose un milliard de questions. Mais la dernière chose qu’il doit faire, c’est bien de discuter les directives d’Aldébaran. Et ce n’est pas parce qu’il obéit sagement qu’il n’a pas pensé à se barrer en courant à l’évocation d’un plan foireux. Surtout que finalement, si Astraé meurt à cause de ces questions-là, meurt tout court, Kane meurt aussi. La première conclusion qu’il tire, c’est qu’elle n’a vraiment pas dû prendre le temps de lire son dossier. Astraé était bien plus violente avec lui que lors de leur rencontre. Ses mots le sont davantage en tout cas. Ses doigts remontent sur son bras pour emprisonner ses doigts autour du couteau, qu’il appuie davantage contre son propre cou, si c’est encore possible. Là, c’est de la provocation. Et il fait exprès de rester dans une position de faiblesse par rapport à Astraé. Rester dans une position de faiblesse est ce qui le protège le mieux, finalement.

— Qu’est-ce que t’attends alors ? Légalement tu as le droit de me tuer, alors fais-toi plaisir.

Ca sonne presque comme des encouragements, mais d’un autre côté, c’est vrai : il suffit qu’elle dise qu’il l’a frappée, qu’il l’a attaquée et c’en est fini de lui. Kane touche déjà le fond, l’équilibre est plus précaire dans sa tête que sa place dans la société, alors revenir dans son trou, comme elle le dit, ça ne le dérange pas le moins du monde. Une ligne rouge, pas noire, contrairement aux croyances populaires, finit par teinter la lame d’Astraé. C’est une égratignure et c’est à peine si Kane le remarque. Finalement, il est plus dangereux pour lui-même que pour les autres. Le manque d’estime et de considération l’avait mené là, cassé, chancelant, agonisant. Pourquoi ne pouvait-il pas simplement mourir comme les autres ? Le jeune homme finit par sentir son sang couler le long de sa gorge et quand il regarde sa main, l’uniforme si blanc de la jeune femme, tout lui semble recouvert de sang le temps d’un clignement de paupière. Il retire sa main de celle de l’Humaine mollement, un peu ailleurs, pris d’une angoisse subite. Il garde les yeux clos un moment, essaye de se calmer.




( Pando )

______________________________________________________________
FEEL THE THUNDER
• lilie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : Astraé n'a pas beaucoup d'amis, étant rapidement assimilée aux idées du parti que dirige son père elle est vite jugée et méprisée pour oser défendre les Aberrations ▬ Elle en veut quelque part aux Aberration pour la persécution à laquelle elle était sujette petite et qui persiste aujourd'hui ▬ Astraé est très curieuse face à la culture de l'ancien temps ▬ Bien que ça lui soit interdit en tant que citoyenne, elle aime les arts. Ils lui permettent de ressentir des émotions sans avoir à utiliser de mots ▬ Elle vit difficilement la mort de la vice-présidente du parti progressiste, sa mère présumée, ce qui altère sa façon d'être ▬ Astraé porte une importance grandissante à se poser les bonnes questions pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et savoir pour quelle cause elle veut se battre
Matricule : étudiante, formée pour devenir chef du parti progressiste
Messages : 72
Avatar : Rosie Tupper
Habitant de la Citadelle depuis : 29/09/2017

Identité
Âge: 21 ans
Quotient:
25/300  (25/300)
Allégeance: Progressistes
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Mer 5 Sep - 0:33

Stop there and drop your mind


Un petit chiot dressé à obéir à son maître. C'est déjà sans doute une bien meilleure considération que les trois quarts des citoyens. L'opinion publique n'était pas pour les Aberrations, d'où les difficultés qu'avait mon père et le parti à se rendre légitime dans les combats engagés. Ses yeux fuyants, éduqués par ces lois concernant son espère, mettaient en exergue l'échec de cette Cause que défendait ardemment mon père. Si lui-même peinait tant à obtenir des droits pour les Aberrations, en quoi pourrais-je faire mieux ? Je n'avais pas sa passion, seulement sa fougue. Je n'avais pas sa servitude, seulement sa compassion.

La main déjà compromise de l'Aberration remontant jusqu'à mon poignet, entourant mes doigts, venant se frayer une prise sur l'arme blanche que je tendais vers lui. Ma fermeté vacillait. Et si à l'instant je pensai raffermir mon emprise sur sa peau, la seconde d'après mon insistant vint faillir d'un étranger soupçon. Ce n'était plus ma main qui maintenait le couteau sur sa gorge, mais bien la sienne. L'expression de mon visage s'intensifia, passant de la colère à un incompréhension à la fois désarmante et suspicieuse. Rien n'était enlevé à mes traits froncés, mais mon regard se faisait déboussolé malgré la détermination qui les habitait toujours.

Si les mots ne me viennent pas, je comprends une détresse alarmante entourant cet être. De quoi me rendre encore plus furieuse : peu importait ce qui le tourmentait, sa place était plus prestigieuse que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Je ne le tiendrai ni en pitié, ni en estime. Kane finit par raviser son geste alors qu'une légère entaille se révélait sur son cou. Il libéra ma main de ses doigts et paru soudainement plus loin que jamais. « Te tuer ne servirait que ton propre plaisir, déclarai-je face à l'évidence. Je n'ai pas le goût de la douleur d'autrui. » D'un geste précis et lent, j'éloignai le couteau de sa gorge, relevant ma tunique pour le ranger sans prendre le temps de l'essuyer. Un liseré écarlate se dessine. Il sera pourtant cachée par mon vêtement. Personne n'irait s'amuser à me détailler sous ces coutures. « Mon père sait-il que l'Aberration entre laquelle il met nos vies n'a qu'une envie : celle d'en finir avec la sienne ? Qu'est-ce qu'un être dans ton genre serait prêt à faire pour obtenir ce qu'il souhaite ? » Des questions nébuleuses auxquelles il n'aurait sans doute aucune réponse. Si je n'en attendais pas, mes yeux restaient braqués sur lui avec l'envie de comprendre ce qui pouvait lui passer par la tête.

______________________________________________________________
darkest white
Hear the innocent voices scream, as their tormentors laugh through all of it. No forgiveness from all I've seen. The degradation I cannot forget. So sleep soundly in your beds tonight. For judgement falls upon you at first light.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : DAMAGED BEYOND REPAIR
Matricule : 8605-KAN-S2
Messages : 265
Avatar : Ash Stymest
Habitant de la Citadelle depuis : 11/02/2017

Identité
Âge: 21
Quotient:
285/300  (285/300)
Allégeance: Personne
Aberration
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Mer 5 Sep - 1:58


( Stop there and drop your mind )
Elle est déstabilisée, il le voit.

— Te tuer ne servirait que ton propre plaisir. Je n’ai pas le goût de la douleur d’autrui.


Kane hausse les épaules tout en restant silencieux alors qu’elle retire le couteau contre sa gorge avant de le ranger sous sa tunique. Il vient poser sa main contre son cou avant de l’observer pour se faire une idée des dégâts. La blessure est superficielle et pourtant, la vue du sang, de son sang, ça lui fait toujours un petit quelque chose. Il voit toujours cette flaque de sang dans laquelle il baigne. Deux ans plus tard, il est toujours dedans. Il soupire pour ne pas laisser de place à l’angoisse.

— Mon père sait-il que l’Aberration entre laquelle il met nos vies n’a qu’une envie : celle d’en finir avec la sienne ?
— Disons qu’il a ta perspicacité.

Il voudrait ajouter d’autres choses comme le fait qu’il porte peu d’intérêt en sa propre vie augmente les chances qu’il sacrifie la sienne pour les sauver. Ou au contraire, qu’il les laisse mourir pour se faire exécuter. Ceci dit, ça lui paraît moins douloureux de sacrifier sa vie plutôt que de la confier aux mains du Gouvernement. Et au moins, sa mort servira vraiment à quelque chose.

— Qu’est-ce qu’un être dans ton genre serait prêt à faire pour obtenir ce qu’il souhaite ?
— Donc ça t’intéresse, maintenant ?


Ses lèvres se pincent un peu. Kane n’a pas envie de répondre. Il n’a pas envie de se retrouver à raconter sa vie à une Humaine. Il ne veut pas parler de Lexa, il ne veut pas parler de lui. Personne, ne l’a jamais aidé alors aujourd’hui, il ne veut pas qu’on l’aide non plus. En réalité, il n’y a rien de réalisable dans son souhait. Quand c’est trop tard, c’est trop tard. On ne peut pas changer le passé. Certaines personnes pensent que les remords sont pires que les regrets, mais pour l’Aberrations, c’est tout le contraire.

Et Astraé n’a pas l’air de bien saisir la réalité. Sa réalité. Elle parle comme s’il devrait être reconnaissant pour tout ce que son père a fait pour lui ; lui donner un travail, protéger sa vie entre autre. Mais tout ça, ça ne l’intéresse pas. Il pourrait vivre dans un carton à la rue, il serait peut-être plus heureux. Il vit à Steel Black, depuis toujours et c’est une véritable chance. Mais sans chaleur, impossible d’apprécier tout ça. Tous ces privilèges, ça ne cache que des mauvaises choses. Décidément, Humains et Aberrations n’ont pas les mêmes valeurs. Kane ne base pas son bonheur sur son statut dans la société.

— Est-ce que tu sais que les Aberrations ne peuvent pas tuer ? La majorité, du moins.

Peu d’Humains étaient au courant pour la puce, en réalité. Aldébaran savait, mais il avait l’air de vouloir laisser sa fille le découvrir. Ou peut-être avait-il décidé de le lui dire, quand Kane était apparu dans leur vie, ce qui est compréhensible. C’est aussi un moyen détourné pour Kane de changer le thème de la conversation.

— Est-ce que tu sais ce qu’il se passerait si j’essayais de te tuer, là maintenant tout de suite ?


Il laisse passer un silence avant d’ajouter :

— Ce ne sont pas des menaces, hein.




( Pando )
[/quote]

______________________________________________________________
FEEL THE THUNDER
• lilie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : Astraé n'a pas beaucoup d'amis, étant rapidement assimilée aux idées du parti que dirige son père elle est vite jugée et méprisée pour oser défendre les Aberrations ▬ Elle en veut quelque part aux Aberration pour la persécution à laquelle elle était sujette petite et qui persiste aujourd'hui ▬ Astraé est très curieuse face à la culture de l'ancien temps ▬ Bien que ça lui soit interdit en tant que citoyenne, elle aime les arts. Ils lui permettent de ressentir des émotions sans avoir à utiliser de mots ▬ Elle vit difficilement la mort de la vice-présidente du parti progressiste, sa mère présumée, ce qui altère sa façon d'être ▬ Astraé porte une importance grandissante à se poser les bonnes questions pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et savoir pour quelle cause elle veut se battre
Matricule : étudiante, formée pour devenir chef du parti progressiste
Messages : 72
Avatar : Rosie Tupper
Habitant de la Citadelle depuis : 29/09/2017

Identité
Âge: 21 ans
Quotient:
25/300  (25/300)
Allégeance: Progressistes
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Mer 5 Sep - 12:04

Stop there and drop your mind


J'ignorais s'il fallait déceler de l'ironie dans sa voix ou s'il était sincère. Mon père ne m'avait pas l'air des plus malin à mettre sa vie ou la mienne entre les mains de ce marginal. Si la cohabitation humains-Aberrations était possible, ce n'était pas avec ce genre d'énergumènes décalés qu'on le prouverait. Il fallait des êtres stables, fiables, en qui on pouvait avoir confiance pour que le peuple puisse avoir également confiance en eux. C'était mal parti pour Kane...

Ce n'était pas à sa vie que je m'intéressais réellement, même si la curiosité m'habitait à son sujet comme elle m'habiterait face à toute autre personne qui m'était aussi étrangère. Je voulais savoir sur quel pied danser, ce qu'il voulait et ce qu'il était prêt à faire pour l'obtenir. Une ambition, aussi basse soit-elle, restait une motivation qui pouvait déclencher bien des émotions et influencer bien des décisions. Si nos vies en dépendaient, la moindre des choses étaient que l'on soit au courant. Même si je me doutais que Kane ne viendrait pas à m'avouer la vérité s'il s'agissait de noirs desseins.

Si le temps continuait à s'écouler, il paraissait nous isoler. Il m'intimait la question des capacités des Aberrations. Si j'avais connaissance des bracelets, j'étais bien moins au fait des puces. N'ignorant pas leur existence, je ne faisais que supposer leur utilité et fonctionnalités. Ne pensant que ces dispositifs n'étaient utilisés que pour les spécimens les plus dangereux. S'il me restait encore bien des choses à apprendre sur le parti que j'allais devoir intégrer et sur les causes qu'il me faudrait défendre, j'étais loin d'être une totale ignorante. Mais par instinct de protection ou par souci de l'impact que peuvent avoir certains éléments sur moi, mon père savait distillé son savoir avec grande parcimonie. Si parfois ça m'exaspérait de le voir silencieux aux questions, je comprenais ses choix et les respectais. « Je sais que tout vient à point à qui sait attendre, il ne m'en faut pas plus pour être méfiante face à toi. Mais vas-y, éclaires-moi sur ce qui empêcherait tes non-menaces d'être exécutées directement de ta main », le provoquai-je en gardant une attention particulière sur ses mots. Bras croisés contre ma poitrine, je lui faisais face avec un air que l'on noterait hautain.

______________________________________________________________
darkest white
Hear the innocent voices scream, as their tormentors laugh through all of it. No forgiveness from all I've seen. The degradation I cannot forget. So sleep soundly in your beds tonight. For judgement falls upon you at first light.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : DAMAGED BEYOND REPAIR
Matricule : 8605-KAN-S2
Messages : 265
Avatar : Ash Stymest
Habitant de la Citadelle depuis : 11/02/2017

Identité
Âge: 21
Quotient:
285/300  (285/300)
Allégeance: Personne
Aberration
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Jeu 6 Sep - 0:44


( Stop there and drop your mind )
— Je sais que tout vient à point à qui sait attendre, il ne m’en faut pas plus pour être méfiante face à toi. Mais vas-y éclaires-moi sur ce qui empêcherait tes non-menaces d’être exécutées directement de ta main.

Il la regarde toujours, hausse un sourcil d’incrédulité. C’était censé être un encouragement ? Elle suppose d’emblée qu’il a de mauvaises intentions, ce qui pourrait être presque vexant.

— Je m’écroulerais de douleur avant de m’évanouir, dit-il simplement sans prendre de gants. Et évidemment, les officiels viendrait me récupérer pour m’exécuter. Moi, et ma famille.

Il meurt s’il la tue mais il meurt aussi s’il faillit à son devoir de la protéger, mais ça, elle le sait. Pour quelqu’un qui ne connait rien sur les Aberrations, cela peut apparaître comme un tissu de mensonge. Mais en admettant que cela soit la vérité, la jeune femme pense-t-elle vraiment qu’Aldébaran lui a fait une faveur ? Kane ne peut pas être plus partagé. Il a des privilèges, peut-être, mais figurativement parlant, il a constamment un couteau sous la gorge. Vraiment, la tuer n’allait rien lui faire gagner.
En voilà une, de motivation. Kane n’en a rien à faire de lui, des autres un peu moins. Sans s’en rendre compte, sans même vouloir l’admettre, en le niant même, il fait passer les autres avant lui. C’est la seule chose qui le maintient en vie à l’heure actuelle. C’est même probable qu’il fasse passer le bien-être des Humains avant le sien. Malgré tout ça, il n’avait même pas été capable de protéger sa sœur jumelle. D’un autre côté, il faut être idiot pour ne pas apprendre de ses erreurs et depuis deux ans, il aimait croire qu’il s’était amélioré. Astraé a le droit de ne pas lui faire confiance mais tout de même, il se demande bien de quoi elle peut bien avoir peur. Au pire, son souhait est de partir de ce fichu dôme, un endroit où il sera libre de faire ce qu’il veut, sans que personne ne le menace d’exterminer sa famille.

— Tu me crois ou je dois te montrer où elle est pour être sûre que je ne vais pas te poignarder pendant ton sommeil ?

Il a un petit sourire en coin, alors qu’il se décide à se décoller du mur. Ce n’est pas comme s’ils avaient l’intention de rester toute la journée ici. Le sarcasme est toujours bien présent. Kane se montre insolent, mais c’est parce qu’elle le veut bien, comme son père. Ce n’est plus bien la peine qu’elle essaye de se donner un genre d’Humain autoritaire et impitoyable. Kane ne la voit décidèment pas comme ça. Il courberait davantage l’échine face à d’autres Humains, peut-être.

— D’ailleurs, même si je doute que tu me crois sur parole, je ne suis pas en train de monter un complot pour exterminer les Humains. J’ai d’autres passe-temps.

Faute de preuves tangibles, Astraé n’a pas d’autres choix que de le croire ou de continuer à se méfier de trop et là, les journées seront on ne peut plus désagréables. Il finit par ajouter :

— Tu n’as pas rendez-vous ?





( Pando )

______________________________________________________________
FEEL THE THUNDER
• lilie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : Astraé n'a pas beaucoup d'amis, étant rapidement assimilée aux idées du parti que dirige son père elle est vite jugée et méprisée pour oser défendre les Aberrations ▬ Elle en veut quelque part aux Aberration pour la persécution à laquelle elle était sujette petite et qui persiste aujourd'hui ▬ Astraé est très curieuse face à la culture de l'ancien temps ▬ Bien que ça lui soit interdit en tant que citoyenne, elle aime les arts. Ils lui permettent de ressentir des émotions sans avoir à utiliser de mots ▬ Elle vit difficilement la mort de la vice-présidente du parti progressiste, sa mère présumée, ce qui altère sa façon d'être ▬ Astraé porte une importance grandissante à se poser les bonnes questions pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et savoir pour quelle cause elle veut se battre
Matricule : étudiante, formée pour devenir chef du parti progressiste
Messages : 72
Avatar : Rosie Tupper
Habitant de la Citadelle depuis : 29/09/2017

Identité
Âge: 21 ans
Quotient:
25/300  (25/300)
Allégeance: Progressistes
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Sam 8 Sep - 19:00

Stop there and drop your mind


S'il n'y avait aucune raison concrète à éviter que je lui accorde ma confiance, la méfiance était le seul sentiment qu'il m'inspirait. Ce n'était pas de son fait, plus une image qu'il devait dégager. Je me savais être assez difficile, pas aussi ouverte que pouvait l'être mon père. De quoi m'encourager à faire des efforts pour lui accorder le bénéfice du doute. Mais je ne souhaitais pas me donner cette peine, estimant que ceux qui sont censés nous protéger doivent naturellement nous inspirer une certaine confiance. Un flegme social qui n'était pas pour aider ce Kane.

Gardant un air placide à ses mots, je ne pouvais cacher le côté indigne de ce genre de pratiques. Un manque de réponse face à sa proposition de montrer où est sa puce pour m'assurer de sa présence. Non pas pour être sûre qu'il ne la retire pas, mais dans une curiosité dénuée de sens. Kane ose encore maintenir mon regard, mais je ne lui en tiens pas rigueur, ne sachant ce qui est cherché comme effet dans un tel protocole : que les Aberrations n'aient pas à nous regarder dans les yeux, ce n'est que pure délire de soumission. Ils étaient déjà bien assez rabaissés pour ne pas placer les prunelles des humains au rang de divinité à ne regarder que si on en est digne. Si on leur retire le droit de nous regarder, de nous toucher, alors il devrait en être de même pour les autres sens : ne pas devoir nous entendre, nous sentir. Pour le goût, humain comme Aberration n'a le droit de déchirer la chair d'un humain, mais on pourrait traduire cela par un interdiction de convoiter un humain.

Un pas de recul me prend lorsqu'il se détache du mur. Je décroise les bras, glissant une main dans la poche de mon pantalon pour tenter de faire comme si de rien n'était. Mon regard se fait fuyant à prétexter des coups d'œil de part et d'autre de nous. Kane rappela que j'avais un rendez-vous pour mettre un terme à cette conversation des plus déplaisante. Ça l'était autant pour lui que pour moi... Je jetai un regard dans la direction que j'étais déterminée à prendre avant de le croiser. Dans ma poche, la pièce se frotte à mes doigts. Je la lui donnerai un autre jour, pensai-je en prenant en compte le facteur Kane qui serait sans doute amené à décrire mes déplacements à son commanditaire. « Je n'ai pas besoin d'un secrétaire qui me rappellerait constamment mes obligations. » Lui lançant un regard sombre, j'empruntai la route ramenant au centre-ville.

Avancée de quelques pas, je m'arrêtai pour me tourner vers lui. « Si je dois souffrir ta présence, reste loin derrière moi. Si tu es incapable de faire de mal à un humain, comment me défendrais-tu d'anti-aberrations décidées à s'en prendre à une progressiste ? » Un sourire en coin aux allures sarcastiques et hautaines. Ça m'était égal en soi d'être vue en sa compagnie. Le problème, c'était juste que ce soit lui.

______________________________________________________________
darkest white
Hear the innocent voices scream, as their tormentors laugh through all of it. No forgiveness from all I've seen. The degradation I cannot forget. So sleep soundly in your beds tonight. For judgement falls upon you at first light.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Présentation : DAMAGED BEYOND REPAIR
Matricule : 8605-KAN-S2
Messages : 265
Avatar : Ash Stymest
Habitant de la Citadelle depuis : 11/02/2017

Identité
Âge: 21
Quotient:
285/300  (285/300)
Allégeance: Personne
Aberration
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   Lun 10 Sep - 1:19


( Stop there and drop your mind )
— Je n’ai pas besoin d’un secrétaire qui me rappellerait constamment mes obligations.

Il hausse les épaules l’air de dire « comme tu veux ». A vrai dire, lui, peu lui importe. Il est là pour la protéger, pas pour jouer les baby-sitter ou les secrétaires comme elle dit. Qu’elle ne remplisse pas ses devoirs en tant qu’Humaine, ça ne le regarde pas, ce n’est pas de son fait. Ce n’est pas ce qu’on lui demande. Après lui avoir jeté un regard, elle se met en marche pour prendre la direction du centre-ville. Elle s’arrête subitement et se tourne vers lui. Déterminé à la suivre, il manque de la percuter. Il fait un pas un arrière pour agrandir la distance qui se trouve entre eux.

— Si je dois souffrir de ta présence, reste loin derrière moi. Si tu es incapable de faire de mal à un humain, comment me défendrais-tu d’anti-aberrations décidées à s’en prendre à une progressiste ?


Elle sourit. Est-elle vraiment en train de le tester ? Quelque part, le rejet d'Astraé fait mal. On ne s'y habitue jamais vraiment. Kane décide de la provoquer à son tour :

— Je suppose que je n’aurais pas d’autres choix que de l’arracher sur place.

Il lui sourit à son tour. C’est une réflexion tout à fait déplacé dans ce contexte, probablement, mais Kane n’est absolument pas sérieux quand il dit ça. Le jeune homme laisse un silence s’étendre un moment.

Aldébaran pense que son statut, en soit, celui de classé S et donc de Nuisible à vie est déjà assez dissuasif, au moins pour les Humains. Pour les autres Aberrations, c’est autre chose. La puce fait la différence. Le don aussi, mais surtout la puce. Comment défendre quelqu’un ? Kane se montre tout à coup silencieux, les lèvres pincées, le regard perdu au loin. Enfin, il détourne le regard. Il se trahit lui-même en quelque sorte. Le Nuisible a été incapable de protéger sa sœur. Sa propre sœur. Son cœur se serre douloureusement et la seule chose qu’il trouve à faire c’est de pousser un long soupir, assez sonore. Astraé va bien finir par réussir à le faire sortir de son jeu d’acteur, un jour ou l’autre... Si ce n’est pas aujourd’hui. Il demeure silencieux, encore. De toute façon, ça ne sert visiblement à rien d’essayer de la convaincre. Il commence à se dire que si c’est elle qui hérite du poste de cheffe du parti, les Aberrations n’ont pas le cul sorti des ronces. Soudainement il finit par ouvrir la bouche, déclare, le plus calmement du monde :

— Tu verras le moment venu. Je peux te répondre mais je ne vois pas à quoi ça rime.

Effectivement, il considère qu’il peut dire qu’il fera ci et fera ça le moment venu. Personne ne sait. Pas même lui, et on pouvait deviner une légère pointe d’irritation dans sa voix. Mais rien de grandiose. Astraé était-elle tout ce dont Kane avait peur ? Une part de lui veut fuir, mais il sait qu’il ne peut pas faire ça. Si elle se retrouve en danger en son absence, il allait payer le prix fort. Kane commence à se fermer sur lui-même pour se protéger. Intérieurement, il est terrifié. Aldébaran se voulait rassurant mais avec sa fille, ça n’allait pas être facile. Il le savait pourtant.  

Il faut qu’il fume. Il veut une cigarette, là maintenant tout de suite. Sa main se glisse dans sa poche pour palper le contenant des cigarettes qu’il a roulées le matin même. Pourtant il n’y a pas le droit maintenant. Il retire sa main de sa poche, vide. Ce n’est pas comme si l’odeur du tabac s’effaçait, non ; elle reste sur sa peau, sur ses vêtements, chez lui. C’est une addiction, ou plutôt, c’est le seul médicament qu’il a trouvé pour apaiser ses angoisses. Il repose sa main sur sa gorge ; la blessure saigne moins, pourtant il faudrait qu’il se débarbouille un peu le cou. Sa présence pouvait déjà être suffisamment effrayante aux yeux d’Humains lambda, le sang n’est peut-être pas nécessaire.

La journée allait être longue. Son estomac gargouille tout à coup. Il finit par jeter un coup d’œil à Astraé, inquiet de savoir si elle l’a entendu ou non.


( Pando )

______________________________________________________________
FEEL THE THUNDER
• lilie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé   

Revenir en haut Aller en bas
 
Stop there and drop your mind ♦ Kane & Astraé
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» drop sur les boss monsters
» The self imposed limitations of the underdeveloped mind.
» 01. Losing your mind
» diverses questions sur les drop ns et les mob de moonshines
» 05_ i just can't stop loving you

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ALTERED MINDS :: It's our time to make a move :: Secteur capital :: Quartier Nord-
Sauter vers: